Se Loger - Annonces immobilières
Connectez-vous avec le réseau social de votre choix Mon Espace perso
Mes annonces

Enregistrez-vous, c'est gratuit !

Vous pourrez alors sauvegarder vos annonces et vos recherches, créer une alerte e-mail gratuitement.
S'enregistrer

Vous êtes déjà enregistré ?
Connectez-vous

Aucune annonce consultée

Mag'Immo Médias :
7
sept.2011

Plaidoyer pour la résidence secondaire

Rédigé par Elisabeth Lelogeais | Catégorie Interview | 0 Commentaire
Plaidoyer pour la résidence secondaire
© aline caldwell - Fotolia.com

L’allongement de la durée de détention des biens secondaires sur 30 ans suscitent des réactions dans l’immobilier de luxe. Point de vue de Laurent Demeure, Président directeur général de Coldwell Banker France et Monaco

« L’instabilité fiscale est ce qu’il y a de pire pour les investissements. Et dans ce domaine, la France s’est faite la championne des changements réguliers et parfois même rétroactifs. Les investisseurs ayant acquis un bien immobilier il y a une dizaine d’années avec l’idée de le revendre, exonéré d’impôt, dans les cinq ans à venir, en seront pour leurs frais ; ils devront s’acquitter de ce nouvel impôt sur la plus-value.

Leur hypothèse de départ, celle qui a peut-être été à l’origine de leur investissement immobilier, n’est plus valable et il y a fort à parier que nombre d’entre eux ne s’y laisseront pas reprendre. Il y a un vrai risque de blocage du marché. Nous le constatons déjà à travers l’attitude de certains de nos clients. Ceux qui se préparaient à vendre un bien refont leurs calculs pour éventuellement différer leur projet, quand ceux qui souhaitaient réaliser un investissement, hésitent ».  
Parmi ces derniers, «  on ne trouve pas que des personnes extrêmement aisées pour qui l’impôt sur la plus-value représenterait une goutte d’eau. Les investisseurs immobiliers sont constitués de plus en plus de personnes aux revenus moyens qui préparent leur retraite. Exonérer au bout de 30 ans seulement la plus-value remet en cause ce projet de vie, la préparation responsable de sa retraite.

Imaginons un couple d’environ 48 ans qui achète un logement locatif d’une valeur de 100.000 €, avec l’idée de le revendre à l’heure de la retraite. Si ce dernier vaut 240.000 € au bout de 15 ans, l’impôt équivaudra environ à 30.000 €, soit une sacrée coupe dans le revenu complémentaire retraite qu’avaient sans doute espéré ces investisseurs. Pour certains d’entre eux cela représentera une année entière de revenu.

L’immobilier est aujourd’hui le seul produit qui peut encore faire fonctionner l’ascenseur social, c’est-à-dire permettre à des personnes aux revenus relativement modestes de se constituer un patrimoine, grâce à l’effet de levier que représente la combinaison « crédit immobilier + revenus locatifs remboursant tout ou partie de la mensualité de remboursement »

« Taxer l’immobilier n’est pas une bonne idée et risque en plus, au final, de rapporter à l’Etat beaucoup moins que prévu. En effet, la baisse du nombre des transactions implique une moindre rentrée des droits de mutation. Par ailleurs, compte tenu de la nouvelle donne, un certain nombre d’investisseurs placeront leurs biens immobiliers dans des SCI et choisiront le régime fiscal « impôt sur les sociétés » qui, par le biais de l’amortissement des biens, rapportera beaucoup moins d’impôt à l’Etat que le régime classique souvent choisi aujourd’hui, l’IRPP, qui taxe les revenus fonciers. Enfin de nombreuses familles vont choisir désormais d'acquérir leur résidence secondaire dans des pays comme le Maroc, l'Italie, l'Espagne et les États Unis. Nous commençons déjà à être interrogés sur la Californie et la Floride »

Articles associés : 
- Assouplissement de la réforme des plus-values immobilières
- Plus-values : vers une exonération après 25 ans de détention ?

Avant de poster, veillez à respecter la Charte d'utilisation

Ajouter un commentaire
Commentaire
SeLoger Conseils

Newsletter

Recevez bi-mensuellement les clés de l'actualité immobilière.

Inscrivez-vous gratuitement.