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Mag'Immo Médias :
18
août2010

Déménager : L'épreuve de la rentrée

Rédigé par Elisabeth Lelogeais | Catégorie Déménagement | 0 Commentaire
Déménager : L'épreuve de la rentrée

Pour s'installer dans un nouveau logement juste avant la rentrée des classes des enfants, le déménagement fait parti de l'épreuve incontournable. Les sociétés spécialisées contribuent cependant à faciliter cet exercice, ce qui n'empêche pas de prendre quelques précautions.

Déménager, c’est toujours un casse tête même si l’événement est prévu de longue date. En effet, un locataire donne son préavis de congé trois mois avant son départ et un propriétaire lui notifie six mois auparavant. Dans le cas d’un achat ou d’une vente, il faut tabler sur deux bons mois entre la signature de la promesse de vente et celle de l’acte authentique. Malgré tout, au fur et à mesure que la date se rapproche, la tension monte. Cartons de livres et de vaisselles entassés, vêtements empilés et chiffonnés, meubles démontés, cadres déposés… un vrai champ de bataille dans le logement quitté et qui va se reproduire dans le logement dans lequel on va arriver.

Le recours à une entreprise spécialisée  évite bien des angoisses. La première étape consiste à contacter plusieurs entreprises de déménagement un bon mois avant la date prévue parfois plus en été ou en période de vacances scolaires. Pour ne pas tomber sur des professionnels, mieux vaut contacter la chambre syndicale qui regroupe 800 adhérents s’engageant au respect de la réglementation, à une solution amiable en cas de litiges. Et pour une sécurité maximale, sélectionner une entreprise dotée, en plus, du label NF-Service : sur 1 200 entreprises que compte la profession, le quart a obtenu cette certification garantissant la qualité, la fiabilité et le sérieux du service fourni. Seconde étape, faire établir plusieurs devis. Le devis est obligatoire et gratuit. Il est fortement déconseillé de le faire établir par téléphone ou par courrier. C’est en étant sur place que le déménageur peut évaluer sa prestation : repérage du mobilier qui présente des difficultés de déplacement et de démontage, accessibilité du logement, de la cave ou du grenier (fenêtres, escaliers, ascenseur) et de l’immeuble (possibilité ou non de stationnement), recours au monte-charge pour des meubles qui ne passent ni dans l’ascenseur ni dans l’escalier… De même il est très important de fournir des indications sur le futur logement : accès de l’immeuble et de l’appartement. Un piano sorti facilement du premier logement mais ne « passant pas » par l’escalier du second, une rue piétonne au stationnement interdit… et le montant de la facture s’alourdit.

Un trio de prestations
 
Trois catégories de devis sont proposées. La classe « luxe » pour laquelle l’entreprise se charge de tout : démontage, emballage, transport, déchargement, déballage et mise en place des meubles remontés. La classe « standard » où le client emballe les objets non fragiles, les livres, les vêtements dans des cartons fournis par l’entreprise, celle-ci assurant le démontage des meubles, l’emballage des objets fragiles, le transport, le remontage et la mise en place des meubles. Enfin, le contrat « économique » laissant à l’entreprise la charge, le transport et la décharge. Quelle que soit la prestation demandée, le devis doit contenir la description des services, les dates d’exécution, le volume et la valeur des objets et du mobilier à déménager, la distance kilométrique, le prix proposé, les modalités de paiement et les conditions générales de vente ainsi que des prestations annexes : recours au monte-meubles, pose et dépose d’une cuisine aménagée, branchements électriques, débarras… Les prix étant librement fixés, les factures peuvent, pour la même catégorie, varier du simple au triple. Le poste de main d’œuvre est celui qui coûte le plus cher, nécessitant un personnel qualifié. Le kilométrage entre aussi en ligne de compte : un déplacement Paris-Vincennes ne sera pas tarifé au même prix qu’un Douarnenez-Menton ou qu’un Strasbourg-Barcelone. Intervient également la période de l’année : en pleine saison, de juin à septembre, les prix peuvent augmenter de 30 %. D’autres facteurs occasionnent des suppléments de prix comme le transport d’un piano (de 300 à 700 euros) ou de gros meubles impliquant davantage de main d’œuvre, les emballages spéciaux des objets précieux, les conteneurs pour l’international, l’utilisation d’un monte-meubles (plus de 310 euros par jour)… Enfin, il faut savoir que tout contrat signé doit comporter le devis approuvé, la déclaration de valeur des biens et la « lettre de voiture » signée par les deux parties. Il ne reste plus alors qu’à verser des arrhes, attendre le jour J et payer le solde à la livraison.

Déclarer au juste prix et bien s’assurer

L’évaluation des biens transportés est un des points clés du contrat. En cas de dommages, c’est sur la base des valeurs déclarées que le client sera indemnisé. Inutile donc de minimiser la valeur des biens à déménager. Cette déclaration  se fait par écrit, sur un imprimé type et figure sur le devis. Elle comprend la valeur globale de tout ce qui est transporté ainsi que la valeur de chaque objet dépassant un certain montant. Sur ce dernier point, le montant plafond dépend des entreprises et varie de 400 à 900 euros mais peut grimper jusqu’à  3 500 euros. Les objets, meubles ou peintures de grande valeur doivent être listés à part et il est vivement conseillé alors de souscrire une assurance complémentaire. Vis-à-vis du client, l’entreprise est responsable des meubles et objets qui lui ont été confiés, sauf cas de force majeure, vice caché de la chose ou faute du client. Par force majeure, il faut entendre par exemple, un accident sur la route pour lequel le chauffeur n’est pas responsable, un braquage ou une agression, le camion foudroyé ou des catastrophes qui n’incombent pas au transporteur. Hormis ces cas qui peuvent néanmoins s’assurer par le biais d’une assurance complémentaire, celle de l’assurance dommages souscrite auprès du déménageur, la responsabilité contractuelle du transporteur joue sans que le client ait à prouver la faute de l’entreprise. Lors de la réception du déménagement, il est d’ailleurs signé un état des lieux contradictoires. Si réserves il y a pour des verres ébréchés, un bras de fauteuil cassé, une corniche d’armoire fendue, un marbre fissuré, des livres écornés ou piqués… tout comme des objets manquants… elles doivent être consignées de façon précise, soit en présence du chef d’équipe lors de la déclaration de fin de travail , soit dans les trois jours suivant réception du déménagement. A défaut de confirmer les réserves par lettre recommandée dans ce délai, le client ne peut plus se retourner contre l’entreprise. L’indemnisation s’effectue en fonction du préjudice matériel dans la limite des valeurs déclarées dans le devis. Ainsi un dommage  causé à un meuble telle une rayure, une encoche, une serrure ou un pied cassé, l’indemnisation se fait sur la valeur du devis de réparation. Si la détérioration est trop grave, assiettes de collection  ou service de cristal de Baccarat en mille morceaux, toiles répertoriées déchirées, ordinateur implosé, home cinéma cassé… l’indemnité est calculée sur la valeur du bien donné au devis. En cas de litige qui ne se résoudrait pas à l’amiable, le client dispose d’une année, à partir de la livraison, pour aller devant les tribunaux. Ce qui reste relativement court pour disposer des rapports d’expertises et d’assurances qui traînent souvent en longueur.

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