Bâtir son plan de financement, c’est explorer dans les plus menus détails, les financements et les aides auxquels un emprunt a droit. En sachant que le crédit lui même n’est pas la seule dépense qui se grève sur un achat. D’autres éléments à payer s’y rajoutent, qu’ils visent le crédit comme l’assurance sur le prêt ou les garanties que le prêteur prend auprès de son emprunteur comme l’hypothèque ou la caution logement. Ce qui justifie de bâtir un plan de financement au plus près de ses capacités de remboursements.
En cherchant à devenir propriétaire qui, bien souvent, représente la plus grosse opération pécuniaire d’une vie, pas question de s’engager à la légère, pas plus que de déraper et se retrouver en situation de surendettement. D’où la nécessité de bâtir au plus près un plan de financement en y intégrant plusieurs paramètres. Sachant que pour un bon équilibre du budget, le remboursement d’un prêt ne doit pas dépasser les 30 à 33% du revenu mensuel du ou des acquéreurs. Attention danger, si jamais une banque autorise ce dépassement, même momentanément, l’emprunteur doit être conscient que celui-ci peut s’avérer un cauchemar.
Il s’agit des salaires nets, mais aussi des pensions alimentaires ou rentes ou revenus de placement mobilier. Ces pensions ou rentes doivent néanmoins être intégrées avec précaution dans ce schéma d’évaluation dans la mesure où elles ne vont pas perdurer jusqu’à la fin du crédit. En effet, dès l’instant où le débiteur de la pension alimentaire va arrêter sa prestation ne pouvant plus l’honorer, par exemple, ou si l’enfant majeur avec pension versée, quitte le domicile, les ressources peuvent chuter. Il est donc indispensable de ne pas calculer les remboursements au plus juste. En d’autres termes, si la barre des 30/33% peut être atteinte par le biais des pensions ou des rentes, mieux vaut ne pas les intégrer pour ne pas calculer au plus juste.
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