Les collectivités territoriales, confrontées à des taux fixes élevés, ont été séduites par la perspective de faire baisser la charge de leur dette. Certaines ont ainsi accepté de substituer à leurs prêts à taux fixe des prêts structurés à taux variable, offrant des mensualités de remboursement moins importantes, beaucoup plus risqués,
ces prêts ayant la particularité d’être indexés, ce qui peut avoir pour effet, en cas par exemple de forte chute d’une monnaie par rapport à une autre, d’augmenter les taux d’intérêt de manière exponentielle.
Ces prêts sont indexés sur des écarts de taux de change "exotiques", par définition volatils :
- euro contre franc suisse,
- dollar contre yen,
- etc.
"Ces produits reposent sur des méthodes de calcul des taux d’intérêt
qui peuvent donner lieu à de fortes augmentations
selon la situation des marchés financiers, entraînant alors des
conséquences financières lourdes pour les budgets des collectivités", selon le Portail du Gouvernement.
C'est ainsi que plusieurs collectivités locales ont dû faire face à une augmentation des intérêts sur leurs emprunts structurés dits "emprunts toxiques" : le taux de ces crédits, présentés comme conçus pour faire faire des économies aux collectivités, s'est envolé au terme de la bonification, rapportant beaucoup d'argent à la banque.