C’est le règlement de copropriété qui répartit les charges de l’immeuble entre deux catégories : les charges générales (parties communes, équipements communs et services collectifs) et les charges spéciales (dues seulement par certains copropriétaires. Le chauffage fait par exemple partie des charges spéciales puisque les charges de chauffage se répartissent en fonction de l’utilité que les éléments d’équipements communs et les services collectifs présentent à l’égard de chaque lot. L’exemple le plus parlant concernant ces charges spéciales est l’ascenseur : une participation aux charges d’ascenseur n’est pas demandée aux copropriétaires du rez-de-chaussée puisque l’ascenseur ne représente aucune utilité pour leur lot). On peut maîtriser ou réduire le montant des charges de copropriété, mais on ne peut pas viser le 0%. Comme pour tous les régimes, il faut faire attention à ne pas tomber dans l’excès, sinon, il y a déficit, carence. Trop restreindre le budget des dépenses risque d’avoir une répercussion sur la santé du bien immobilier : l’allègement trop draconien des charges peut toucher le niveau des prestations, et même aller jusqu’à sacrifier la qualité de vie de l’immeuble ou porter atteinte au patrimoine commun. Pour alléger vos charges de copropriété, votre syndic peut faire office de nutritionniste : vous pouvez signer un contrat avec votre syndic afin qu’il fasse une recherche d’économie de charges. La décision d’effectuer une recherche d’économie de charges est votée à la majorité simple. Le syndic peut être assisté dans sa mission par des entreprises spécialisées dans la détection d’anomalies dans la consommation d’énergie.
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