Dès l'année prochaine, la mention de la performance énergétique des logements mis en vente ou en location sera obligatoire dans toutes les annonces des professionnels de l'immobilier. Cet étiquetage qui applique les normes couleur pour les appareils ménagers vise :
- à faire prendre conscience de la consommation énergétique des logements et
- à inciter les propriétaires à réaliser des travaux afin de réduire cette consommation énergétique.
L'étiquette énergie, contenue dans la loi Grenelle II promulguée le 12 juillet 2010, s'appuie sur
le Diagnostic de Performance Energétique,
DPE qui s'impose à tous ceux qui souhaitent vendre ou mettre en location un logement.
Le DPE, joint aux actes de vente et aux baux d'habitation, établit un bilan des consommations énergétiques et de leur coût,
ainsi que des préconisations pour réaliser des économies.
Valable dix ans, le diagnostic de performance énergétique n'a qu'un but informatif, c'est-à-dire qu'il incite mais n'oblige pas le propriétaire à réaliser des travaux.
Les logements diagnostiqués disposent de deux étiquettes.
1. L'étiquette énergie, qui comporte une note de performance énergétique allant de A ou d'économe à G, énergivore.
2. L'étiquette climat, qui indique les émissions de gaz à effet de serre (GES), graduée selon le même principe.
Cette présentation de l'aspect qualitatif des biens pourrait entraîner une décote sur les prix dans le résidentiel ancien, surtout une baisse des prix des logements "énergivores", les acquéreurs (et les locataires) pouvant être sensibles à l'écart entre la note A et la note G (300 euros d'écart de consommation par an et par pièce), notamment.
33 millions de logements, dont 19 millions construits avant 1975, c'est-à-dire avant une quelconque réglementation thermique : c'est un parc ancien avec des biens à la performance énergétique souvent médiocre :
Un logement consomme en moyenne 240 kWh/m²/an (note E).
En maison, la consommation peut grimper à 450 kWh/m²/an (note G).
Si l'étiquette énergie est une disposition de nature à corriger les prix de vente et de location,
son incidence devrait être minime dans les secteurs tendus.
En revanche, l'incidence de l'étiquette énergie sur les prix devrait être plus prononcée en milieu rural où les biens à vendre sont nombreux.
Les maisons, plus énergivores que les appartements, devraient aussi être davantage affectées par cette disposition, mais la bonne nouvelle est qu'il est plus facile de changer la catégorie d'une maison que d'un appartement, à condition bien entendu d'effectuer les travaux préconisés.
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Source : Les Echos