Nicolas Sarkozy avait comparé les magistrats à des "petits pois" afin de se plaindre du manque de diversité : "Je n’ai pas envie d’avoir le même moule, les mêmes personnes, tout le monde qui se ressemble, aligné comme des petits pois, la même couleur, même gabarit, même absence de saveur". L'art de tailler un costard ! Le pois est très tendance cette saison, mais aussi le petit... point : le tricot habille la déco !
Magda Sayeg, artiste texane a réveillé le mobilier urbain grâce à ses aiguilles et à son gang de tricoteuses : les « Knitta, please ». La pionnière du tricot de rue habille statues et monuments de bouts de laine.
Les guérilleros du tricot ont pris les armes pour égayer la grisaille des grandes villes. De la couleur pour plus d'humanité dans ce monde bétonné ! L'histoire de l'art du knit graffiti ou du Yarn Bombing (bombage à la laine) commence avec une poignée de porte de son magasin. C'est le succès. Les membres taguent, s'amusant de leurs fils... tissés, de leurs liens avec la culture hip-hop et le street art, à travers leurs "blaze" : P-Knitty, Knotorious NIT, SonOfaStitch, mais aussi PolyCotN et AcryliK.
Les Knitta Please, qui ont plusieurs "descentes" à leur actif, opèrent le plus souvent de nuit, à la manière des tagueurs, pour recouvrir les lampadaires et autres symboles de l'urbanisation, aussi bien à Los Angeles qu'à Mexico, Londres ou Paris. Dans les centres-villes ou en banlieue, le principe est le même : "plus c'est moche et plus c'est déshumanisé, mieux ça rend". Le tag tricoté, c'est la beauté de l'espace public !
Le "Yarn Bombing" : univers parallèle en pure laine inventé par Magda Sayeg
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