Lundi, à La Faute-sur-Mer, la préparation du chantier de "déconstruction" des maisons situées en zone submersible rachetées par l'État à la suite de la tempête Xynthia le 28 février 2010 a commencé. Le gigantesque chantier de démolition, qui va durer quatre ans, concerne 700 villas situées sur ce secteur et dans la commune voisine de L'Aiguillon. Le drame qui se déroule actuellement au Japon replonge les victimes dans la nuit du drame.
Selon René Marratier, maire de La Faute, "ces murs, ces maisons, ça ressemble à un sépulcre, une zone abandonnée". Maisons vides, rues désertes : ville fantôme, depuis la nuit du 27 au 28 février 2010. Les habitants sont partis : ne reste plus que les herbes folles envahissant les pelouses autrefois tondues au millimètre près. Parasol et jeu de boules éparpillés rappellent le lieu de villégiature.
Dans le secteur pavillonnaire des Voiliers, surnommé la "cuvette mortifère", les lotissements construits en-dessous du niveau de la mer, derrière une digue, sont classés en zone noire. Les maisons de la zone sinistrée où les inondations ont fait le plus de victimes sont vouées à la destruction. Après un travail de désamiantage et de nettoyage de ce qui peut être recyclé, la destruction à proprement parler devrait débuter le 28 mars pour les premières habitations concernées.
Du 15 juin au 15 septembre, une trêve estivale sera respectée avant que ne soit entamée la destruction des maisons restantes jusqu'à fin 2011.
La zone d'expropriation obligatoire étant plus restreinte que la zone de solidarité, certains habitants ont refusé les offres de rachat par l'État.
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Sources : TV Vendée, AFP
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