Porte fracassée, tapisserie déchirée par les projectiles de flash ball, appartement saccagé : Francesca est terrorisée par les "hommes en noir". Qui sont-ils ? Ce ne sont pas des cambrioleurs ou des agresseurs de personnes âgées, mais des policiers appartenant à la PJ et au GIPN à la recherche d' "un dangereux malfaiteur, accusé d'avoir tiré à la kalachnikov sur les forces de l'ordre" durant sa fuite, "avant de braquer deux jeunes femmes pour dérober leur véhicule puis de séquestrer une employé de poste". La compagne du braqueur d'un casse avorté, fin septembre, d'une bijouterie à Grand Var, à l'Est de Toulon, habitait l'appartement d'à côté.
Par deux fois les flics d'élite ont défoncé par méprise la porte de cette octogénaire avant de faire irruption, arme au poing, dans son salon et sa chambre de la Résidence Consolat à Marseille. Selon le témoignage paru dans le quotidien régional La Provence, cité par l'AFP, la vieille dame a été "extrêmement choquée" par l'irruption chez elle "d'hommes cagoulées", d'abord le 25 octobre, après l'explosion de sa porte. Le 10 novembre, la porte de cette copropriétaire est défoncée avec un bélier. La police pense cette fois que le dangereux délinquant s'échappe par le balcon de sa voisine. En effet, mais c'est par le balcon de sa voisine... de droite que l'homme prend la fuite avant d'être interpellé au pied de l'immeuble. Le malfaiteur a été mis en examen pour vol avec arme, agression sur des fonctionnaires, menaces avec armes et séquestration.
Placée sous tranquillisants, Francesca ne veut plus sortir de chez elle. Elle a trop honte : "Maintenant, c'est sûr, les voisins me prennent pour une criminelle"...
D'après les devis, le total des réparations s'élève à plus de 2 000 €. Mais si "La Matmut, elle assure", la Mutuelle Assurance des Travailleurs Mutualistes déclare que "ce type d'effraction n'est pas prévu dans [le] contrat". Ne trouvant pas d'artisan pour sécuriser la porte une veille de 11 novembre, la vieille dame, dont l'appartement était ouvert aux quatre vents, a malgré tout reçu la protection d'un vigile envoyé par l'assurance. Le représentant de la police judiciaire a quant à lui souligné qu'il avait été samedi, en personne, rencontrer l'octogénaire et ses proches pour leur expliquer les circonstances de ces deux opérations consécutives et pour faire réparer la porte de la vieille dame qui a peur des hommes en noir. Les frais sont entièrement "pris en charge par la police de Marseille".
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Source : AFP
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