En France, les conteneurs se transforment en logement étudiant. À Toulouse, le squat peut se transformer en logement social, et les anciens boxes à chevaux, en logements insalubres.
L'électricité est bricolée, les boîtes aux lettres, cabossées, les conditions d'hygiène, d'un autre temps : indignes. Nous sommes aux 65 et 67 rue Vauquelin, à Toulouse. Plus précisément dans des studios, sommairement aménagés dans d'anciens boxes à chevaux. Les T1, colonisés par les cafards, ont moins de deux mètres de hauteur de plafond, 9 m² de superficie et des murs suintant d’humidité. En résumé, des logements de fortune, des taudis, loués autour de 260 € par mois par un marchand de sommeil (versés quasi intégralement par la Caisse d'Allocations Familiales), jusqu'en avril 2009. Les logements reconnus insalubres, les locataires n'ont plus eu à payer de loyer.
L'ancien propriétaire aurait touché les loyers des infortunés, mais aussi l'argent des assurances et des indemnités suite à l'explosion de l'usine AZF, sans effectuer les travaux de consolidation nécessaires.
La mairie de Toulouse envisage le rachat à la société civile immobilière anonyme, également défaillante, pour faire du logement très social. Dominique Bacle, responsable de la Solidarité départementale, a aussi visité les lieux, proposant le relogement provisoire des locataires pendant les travaux de l'ancien bâtiment agricole, et le relogement définitif des locataires des logements dont la remise en état s'avère impossible.
Sources : Libé Toulouse - wat.tv - Toulouse Infos
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