Si les tombes ont été touchées par les engins de travaux publics, à l'intérieur, tout est en place, assure l'archéologue. Tout continuera à rester en place, la décision prise hier étant de ne pas retourner les tombes, de les laisser "en paix" en construisant la future maison de quartier de la Madeleine par-dessus : l'ancien cimetière de la Madeleine ou des plaines sera ainsi recouvert par un géotextile et du gravier afin de laisser respirer la terre et de préserver les ossements.
Un cimetière au fond de la fosse, avec ses tombes et ses anciennes allées. Devenu trop exigu avec l'extension de la ville au 19e siècle, le cimetière a été fermé lors de la construction du nouveau, où les familles ont transféré les dépouilles. Transfert, alors pourquoi ces ossements découverts ? Parce que les défunts déplacés n'étaient que ceux encore présents dans les souvenirs. Reposant en dessous, plus profondément enfouis, les disparus de la mémoire avec le temps sont restés dans leur parcelle abandonnée. Quel âge ont ces habitants de l'étage inférieur ? Pour l'instant, la datation n'est pas précise, mais Sylvie Bach, experte dans les rites funéraires anciens à la Drac, l'estime à environ 300 ans. Le souvenir... Le souvenir importe, et une plaque commémorative devrait rappeler les dernières demeures sous la maison.
Lors des autres tranchées creusées pour la maison de quartier, les employés municipaux récupèreront les os à transférer dans un ossuaire.
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Source : La Dépêche du Midi
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