Chauffe des prix cet été à Paris : 8 350 euros le m² en août 2011 (soit 835 000 euros pour un classique quatre pièces de 100 m²). Par rapport à août 2010, le prix moyen des appartements anciens parisiens aura donc progressé de 21,3%. Si la hausse reste spectaculaire, celle-ci est néanmoins inférieure à la hausse qui prévalait en juin : +23%. Ce coup d'arrêt s'explique principalement par la baisse du nombre de transactions, qui joue en faveur des acheteurs. Les vendeurs vont devoir se faire une raison : nous avons changé de saison.
Selon le dernier baromètre publié par les notaires de Paris et d'Île-de-France, de juin à août, 44 300 logements anciens ont été vendus en Île-de-France, soit 2% de moins qu'à la même période en 2010. Les volumes de vente semblent particulièrement touchés à Paris (-5 %) et dans les Hauts-de-Seine (-8 %) (à l'inverse de la Seine-Saint-Denis : +9 % de transactions sur la période).
Un ralentissement se dessine donc sur le marché francilien de l'ancien au troisième trimestre. Les dernières projections des prix calculés sur les promesses de ventes "confirment que la hausse des prix va prochainement s'interrompre" dans la capitale, selon la note mensuelle sur les marchés immobiliers portant sur la période estivale (juin-août) publiée par la Chambre des notaires de Paris-IDF. La progression de 0,8% des prix dans Paris intra-muros par rapport à mai-juillet marque une décélération très nette par rapport au pic atteint en mars 2011 : en un seul mois, les prix avaient alors progressé de 2,5%.
"La hausse des prix va prochainement s'interrompre" à Paris, selon les notaires. Selon les projections faites par le Crédit Agricole, "les prix dans l'ancien, en hausse de 4 % en moyenne en 2011, se replieraient de 5 à 6 % en 2012",
le contexte économique étant à nouveau détérioré.
Fin 2011 début 2012, la croissance du PIB sera quasi nulle,
et en faible hausse, au mieux 1,3 %, en moyenne annuelle 2012.
La hausse des revenus est modérée.
Le taux de chômage (9,1 % en 2011) serait au mieux stable, voire en légère hausse en 2012. La confiance des ménages restera donc très dégradée.
Autres facteurs de la diminution significative des investissements locatifs et de la baisse des prix immobiliers : les avantages fiscaux fortement revus à la baisse :
- nette diminution de l'abattement sur les plus-values immobilières hors résidences principales
- réduction d'impôt Scellier ramenée de 22 % en 2011 à 14 % en 2012.
Les prix surévalués expliquent aussi la baisse prévue des prix immobiliers, laquelle ne conduirait pas, selon le Crédit Agricole, à "un effondrement du marché".
Sources : Note de conjoncture immobilière des notaires de France : Analyse du marché au 2ème trimestre 2011 et perspective pour 2012, Century 21, Crédit Agricole