Leader de l’immobilier en Europe, ERA publie chaque année son étude sur le marché de l’immobilier résidentiel de 18 pays. Alors que l’année 2010 annonçait la reprise, 2011 affiche un marché à deux vitesses : actif pour les pays qui ont le mieux résisté à la crise, soit globalement, les pays d’Europe du nord, en recul pour les pays en forte récession. Tour d’horizon.
Au rang des pays qui résistent le mieux, la France, le Luxembourg, la Belgique et, dans une moindre mesure la Suède et la Turquie. En 2010, la France, sous l’effet du plan de relance et de la reprise des ventes, a vu ses prix progresser de façon parfois spectaculaire au regard des difficultés économiques. C’est par exemple le cas de Paris qui avait terminé l’année 2010 avec une hausse de plus de 20 %. Cette tendance s’est poursuivie en 2011 mais à un rythme moins soutenu. Au final en 2011, selon l’étude, « le marché français affiche des résultats exceptionnels qui vont à l’encontre du mouvement de stabilisation ou baissier observé sur d’autres marchés européens. De nombreux facteurs ont joué parmi lesquels les mauvaises performances de la bourse qui ont conduit les Français à se réfugier dans l’immobilier. Le phénomène français illustre bien l’importance que revêt la politique de soutien des Etats à leur marché immobilier. Et en France, le plan de relance de 2009 n’est pas étranger à ces résultats ». Le Luxembourg a suivi le sillage de la France en termes de transactions comme de prix. L’immigration a contribué à maintenir une demande ferme et à conserver la dynamique du marché. En 2011, La Belgique est également restée bien orientée. Hormis 2009 qui avait enregistré une baisse notable des transactions et des prix, « ce pays figure parmi les plus dynamiques et les plus stables de toute l’Europe. Depuis 8 ans, les valeurs continuent de progresser de façon régulière ». Le marché de la Suède résiste également. La baisse des transactions enregistrée en 2010 tient plus au recul de l’offre de logements qu’à un repli des acquéreurs. Et logiquement, le déséquilibre entre l’offre et la demande a contribué à la montée des prix en 2011. En Turquie, les ventes ont progressé de 18 % par rapport à 2010 et les prix ont augmenté de 2 %. De même, le volume de crédits contractés a, pour sa part, progressé de 36 % au 2e trimestre 2011. De ce fait, « il est fort probable que le volume de transactions continue son ascension en 2012, ce qui devrait favoriser la hausse des prix, également nourrie par la croissance économique du pays et le recul du chômage ».
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