Paris s’internationalise et ses magnifiques hôtels particuliers constituent la nouvelle valeur refuge des plus fortunés qui arbitrent leurs actifs sur la pierre. Sur ce créneau de l’immobilier de prestige, les prix restent fermes après avoir augmenté de 21% en 2010.
12,5 millions d’euros, c’est le prix d’un hôtel particulier du VII è arrondissement vendu récemment par le spécialiste Daniel Féau. Le bien développe une superficie de 672 m² avenue de La Bourdonnais, à quelques pas de la Seine avec façade sur le Champs de Mars et vue sur la Tour Eiffel. Pour la petite histoire, cet hôtel particulier était occupé par une « boîte à bac », le cours Fides, bien connu des parents de cet arrondissement ou d’autres qui n’arrivent pas à faire travailler leurs enfants dans les écoles publiques. Le bien a été vendu à une princesse du Golfe Persique. Avec ses 12,5 millions d’euros, la vente fait partie des plus belles transactions réalisées depuis cette année dans la capitale. Rapporté au prix du m², l’hôtel particulier s’est vendu à 18 650 €, soit près de 60% au dessus de la moyenne de l’arrondissement. Certes, on est loin des 750 m² vendus par le même groupe et dans ce même arrondissement à 68 millions d’euros. Mais, constate Charles-Marie Jottras, président du groupe Daniel Féau et Belles Demeures de France, cette vente confirme que « le parc du luxe parisien continue de basculer dans les mains de ceux qui ne paient pas leurs impôts en France pour qui Paris représente désormais une capitale internationale au même titre que New York, Londres, Genève même si les prix y ont augmenté de près de 21% en 2010 contre 1% à New York et Genève et 8% à Londres. ». Ainsi, 85% des acquéreurs de biens au-delà de 7 millions d’euros sont des non-résidents fiscaux français. Pour les étrangers qui veulent un pied à terre cossu, Paris est désormais « the place to be » comme le rappelle également Frank Sylvaire, Président directeur général de Paris Ouest Sotheby’s Int.Realty : « à coté de la clientèle traditionnelle américaine, européenne ou des pays du golfe, une demande émane de la Chine, de l’Amérique Latine ou de l’Europe Centrale. Nous assistons à une mondialisation du marché immobilier et Paris est au centre du monde culturel ». Une clientèle « en or » avec des achats sans prêt.
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