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Mag'Immo Médias :
29
nov.2011

Les maires d'Ile-de-France : leurs solutions contre la crise du logement

Rédigé par Hélène Baratte | Catégorie Divers | 0 Commentaire
Les maires d'Ile-de-France : leurs solutions contre la crise du logement
© nfrPictures - Fotolia.com

Dans la région Île-de-France, la crise du logement est endémique et les Franciliens ne savent plus, d'après un récent sondage, à qui faire confiance pour la résoudre. Les maires d'Île-de-France, qui signent les permis de construire, sont-ils disposés à s'attaquer à la crise du logement ?

Les maires d'Île-de-France sont-ils disposés à s'attaquer à la crise du logement ? Le JDD s'est posé la question !, menant son enquête, en partenariat avec l'Amif (Association des Maires d'Île-de-France), à coup de questionnaire envoyé aux élus de la région.

Entre 2000 et 2009, la région Île-de-France n'a enregistré en moyenne que 37 000 mises en chantier par an alors que la loi du Grand Paris, promulguée en juin 2010, fixe un objectif de 70 000 logements par an. Pour réaliser l'objectif fixé, il faudrait donc doubler le rythme de construction. Malgré les chiffres, les maires franciliens se voient comme des bâtisseurs ; surtout ceux des villes de plus de 10 000 habitants qui affirment construire à la fois du logement privé (94,4%) et social (90,7%). Un maire francilien sur deux de villes de plus de 10 000 habitants a aussi lancé des projets de logements très sociaux, des résidences pour étudiants ou pour jeunes actifs.

Selon les réponses au questionnaire :

- près des trois quarts (73,7%) des maires qui ont répondu au sondage ont
des projets de construction de logements sur leur territoire  : au-delà de 5 000 habitants, ils sont même 100% à avoir des projets de construction de logements.
En dessous de 5 000 habitants, ils sont seulement 59%.

- 69 % des élus locaux sont, bien que majoritairement de droite, "favorables à un encadrement des loyers par la loi pour lutter contre les prix de l'immobilier",
mesure que le gouvernement refuse de mettre en œuvre. Pour Michel Teulet, président de l'Amif et maire UMP de Gagny (93), le "pour", en faveur de l'encadrement des loyers, est "assez surprenant". "En même temps, on en est arrivé à un tel point que même les maires de droite réclament plus d'État dans ce secteur", déclare-t-il.

- 96,5% des maires ne veulent pas entendre parler des tours de logements. Mais si l'on s'éloigne de leur fief, les maires changent de perspective, devenant presque "pour-tours" : 14,6% y sont alors favorables (les maires de villes de plus de 10 000 habitants sont près d'un tiers à être alors en faveur des tours, 13,5% de ces derniers voyant même des tours de logement sur leur propre territoire).

- 92,4% considèrent le futur Grand Paris Express et ses gares comme un levier pour la construction de logements dans la région,
mais seulement une commune sur trois semble directement concernée. 

- 69% considèrent le prix excessif des terrains comme un des principaux freins à la construction de logements avec le manque de foncier (60,9%) et le coût des équipements publics supplémentaires (50%). Les élus des communes les plus peuplées citent aussi comme frein le risque d'un recours contentieux pouvant bloquer un pendant plusieurs années un projet (42,6%). 35,2% d'entre eux citent également parmi les freins à la construction de logement... "les délais qui empêchent de présenter des résultats au cours d'une même mandature".

- 71,9% des maires franciliens ayant répondu au questionnaire souhaitent une "simplification des différentes procédures d'aménagement (modification du PLU, financements croisés...)".

- une commune sur quatre déclare que des terrains appartenant à l'État ou à une entreprise publique pourraient servir à la construction de logements.

Michel Teulet souligne que "si vous décidez de financer 1 000 logements,
il faut aussi prévoir une nouvelle crèche, une école maternelle et une primaire..."

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Source : JDD

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