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Mag'Immo Médias :
16
févr.2012

L'immobilier : valeur sûre, placement sûr selon les Français

Rédigé par Hélène Baratte | Catégorie Divers | 0 Commentaire
L'immobilier : valeur sûre, placement sûr selon les Français
© Capture Cercle des Epargnants

Selon la nouvelle enquête du Cercle des Épargnants, qui aborde l'Epargne des Français face à la crise, l'immobilier est aujourd'hui pour les Français le meilleur placement. Et selon une étude des Cahiers de l'Epargne-Pair Conseil, la valeur des placements financiers des Français a diminué de 0,91 % en 2011 (pour atteindre au total 3, 892 milliards d'euros). Dans le même temps, poussé par l'immobilier, le non-financier a progressé de 6,8 %.

Jean-Pierre Gaillard, Président du Cercle des Epargnants, a déclaré constater que "les Français étaient des épargnants dans l’âme". Pourquoi les français épargnent-ils en 2012 ?

Epargner pour sa retraite

Pour leur retraite, d'après 53% (contre 54 % en 2011) des sondés interrogés par l'institut CSA pour cette grande enquête. Si le taux le plus élevé de ces sept dernières années (59 % en 2009) révèle une stabilité, le fait d’épargner régulièrement a en revanche baissé, passant de 22 à 17 % de 2006 à 2012, mais il est resté stable par rapport à 2011 (16 %).

Les 25/34 ans sont ceux qui déclarent le plus épargner (59 %) devant les 35/49 ans (56 %).

Ce sont les indépendants et les cadres supérieurs qui peuvent épargner pour leur retraite.
70 % de ceux qui ont une rémunération de plus de 4 500 euros par mois déclarent épargner,
contre 37 % de ceux qui gagnent moins de 1 000 euros par mois.

Prudence est mère de sûreté

Face aux incertitudes pesant sur l'avenir du financement et de l'organisation du système des retraites en France, "le recours à l'épargne correspond à une solution individuelle qui reste un comportement prudentiel", conclut l'enquête. Cigales ou fourmis ? En 2012, les Français devraient être des fourmis attentistes : pour 52% des sondés, pas question de puiser dans son épargne et pas non plus question d'accroître son effort d'épargne. Face à la crise qui restreint leurs possibilités, les Français se montrent plutôt conservateurs : pour eux, les meilleurs placements pour l'épargne sont les valeurs sûres :
- l’immobilier : 47% (+7% par rapport à 2011. Choisi par les tranches d’âge de 25 à 49 ans avec un taux supérieur à 40 %),
- le Livret A et les comptes sur livret : 46% (contre 34% en 2011),
- l’assurance-vie (19%, contre 20% en 2011), préférés par les plus de 35/49 ans et les plus de 65 ans (la retraite reste, pour 51 %, le premier motif d’épargne dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie, devant la constitution d’une réserve d’argent pour aider sa famille (40 %) et la préparation de sa succession (26 %)).

Ainsi, en cette période de chasse aux niches fiscales, les Français ne veulent pas de remise en cause de la fiscalité de l’assurance-vie : 90 % des sondés sont pour le maintien du régime en faveur de l’assurance-vie.
Concernant le Livret, 93 % des Français se déclarent favorables au maintien de l’exonération.
Quant à l’épargne salariale, elle bénéficie du soutien de 95 % des Français.

Le patrimoine financier des ménages baisse au profit de l'immobilier

En 2011, les épargnants ont réalisé moins de nouveaux investissements financiers : selon Pair Conseil, les Français ont investi 105 milliards d'euros (anticipation) en 2011 contre 133 milliards d'euros un an plus tôt. Ainsi, la chute est de 21 % (recul anticipé) d'une année sur l'autre. En 2011, les placements financiers ne représentaient plus que 8 % du revenu disponible des ménages ("très en deçà de sa moyenne de long terme à 10 % et des 12 % des années fastes 2005 -2007", notent les auteurs de l'étude). Le patrimoine non financier, et en très grande partie l'immobilier, bénéficie directement de cette situation, augmentant de 6,8 % en 2011 : alors que les prix de l'immobilier ancien ont ainsi continué à progresser en 2011, les Français ont dû puiser davantage dans leur épargne en vue d'acheter un logement dans un contexte de "durcissement des conditions de crédit et de baisse du désir d'endettement".

Au total, le patrimoine, financier et non financier, aura encore augmenté en 2011 de +4,2 % (contre +8,8 % en 2010. Il atteint au total 11,806 milliards d'euros), grâce à la bonne tenue de l'immobilier.

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Sources : AFP, Public Sénat, Cahiers de l'Epargne-Pair Conseil, Le Cercle des Epargnants : Les Français, l'épargne et la retraite

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