Aujourd'hui, lundi 16 janvier, à Arcueil, dans le Val-de-Marne, Eva Joly a souhaité lors de la convention logement d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) que la question du logement ne soit pas "livrée aux lois du marché".
Eva Joly a dénoncé "une vraie carence politique" entre
"la gauche qui n'a pas vu venir la pénurie de logements" quand elle était au pouvoir et
la droite qui a "privilégié outrageusement la rente foncière et immobilière".
La candidate d'EELV s'est prononcée pour une politique du logement "assise sur trois piliers" :
1 - construire des logements abordables de qualité,
2 - encadrer les loyers pour arrêter la spirale infernale du logement cher et
3 - rénover nos bâtiments.
Cette politique du logement permettrait selon Eva Joly de "créer des emplois qualifiés et non délocalisables" : 440 000 d'ici à 2020.
La candidate écologiste propose la réquisition et la forte taxation des logements et bureaux vides, ainsi que
la construction de "500 000 logements par an, dont 160 000 logements vraiment sociaux", laquelle passe notamment par
"l'augmentation du quota minimum de HLM dans la loi SRU"
de 20 % à 25 % (30 % en Île-de-France).
Eva Joly veut également "instaurer un moratoire de trois ans sur les hausses de loyer" et "baisser les loyers de 20 %" à Paris. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT (Confédération française démocratique du travail), demandait également, fin 2007, un gel des loyers, un moratoire sur les loyers afin de stopper "énergiquement" l'augmentation des loyers.
Enfin, Eva Joly milite pour un "plan national de rénovation qui permettra, d'ici à 2050, de rénover l'ensemble des bâtiments de notre pays".
Eva Joly, qui a démontré plus d'une fois son sens de la répartie, notamment dans La Boîte à questions du Grand Journal de Canal, où elle conseillait à Eric Besson, à propos de sa reconversion, "la confection", considérant que ce secteur "irait bien" à ce "spécialiste de retournement de veste", a déclaré,
alors que l'agence de notation Standard & Poor's a dégradé d'un cran la note de la France, et que Moody's et Fitch ont confirmé quant à elles le triple A,
qu' "en matière de respect du droit au logement, cela fait bien longtemps que la France a perdu son triple A" (concernant le triple A, Jérôme Chartier, député du Val d'Oise et Maire de Domont, affirme que "le consensus des marchés financiers établit qu'en cas de désaccord entre Standard & Poor's et Moody's, la notation de Fitch, troisième agence mondiale, donne la tendance de la notation. Or, Fitch maintient le triple A français pour 2012).
Source : AFP : " Eva Joly ne veut pas que le logement soit "livré aux lois du marché" "
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