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19
oct.2011

Etudiants : se prostituer pour étudier et se loger

Rédigé par Hélène Baratte | Catégorie | 0 Commentaire
Etudiants : se prostituer pour étudier et se loger
© vanessa martineau - Fotolia.com

Un salarié touchant 1 300 euros nets par mois se retrouvait sur le trottoir. Des étudiant choisissent aussi le trottoir, de faire le trottoir, plutôt qu'un emploi moins bien payé. La prostitution étudiante ne serait pas un phénomène nouveau ou marginal.

Les syndicats étudiants soulignent le coût élevé des études. Pour pouvoir les reprendre, dans le secteur médico-social, et les payer, Chloé, 32 ans, a commencé à se prostituer. La prostitution étudiante est difficile à quantifier, mais le phénomène est bien réel, les sites Internet de petites annonces gratuites étant le bon coin pour proposer sous forme de "massages" d'autres "services à la personne". Le phénomène n'est pas nouveau, mais il ne serait pas marginal. D'après les chiffres d'un rapport parlementaire, "le nombre des jeunes de 18 à 25 ans se prostituant serait de l'ordre de 7 000 à 10 000, sur une base de 5 millions de jeunes appartenant à cette tranche d'âge. Cela n'inclurait pas les cas qui ne sont pas connus", détaille Jean-Sébastien Mallet, expert européen sur la prostitution.

Les personnes concernées [filles comme garçons] ne se reconna[îtraient] pas en situation de prostitution", souligne Philippe Andrès, de l'Amicale du Nid à Montpellier, une association de prévention. Beaucoup se disent que "ce n'est qu'un corps", qu'elles s'arrêteront quand elles auront une situation professionnelle stable et un salaire. Selon Jean-Sébastien Mallet, "tous disent au départ "je m'arrêterai quand je voudrai" et certains le font, mais combien arrêtent leurs études?" Philippe Andrès souligne quant à lui qu' "il faut du temps pour que les personnes mesurent les conséquences" de la prostitution à "la réalité souvent plus glauque que ce qu'elles en disent." Elles se déclarent "escort", hôtesses, etc., et refusent d'être considérées comme des victimes.

Morgane, 24 ans, en master de lettres à Grenoble et "escort" depuis deux ans via un site Internet, ne se considère pas comme une prostituée et souligne que "pour moins d'heures de travail, on gagne beaucoup plus. Ça s'accorde bien avec des études". Marie, étudiante de 25 ans en licence en province, va dans son sens. En première année, elle a pris un job étudiant. "Je travaillais trop, pour pouvoir assurer mon loyer, mes livres, mes déjeuners et cela m'a laissé très peu de temps pour mes études. Je me traînais en cours, je ne parvenais plus à réviser ni à gérer les priorités entre le loyer à payer, (...) les cours à apprendre et le job qu'il faut garder", explique l'étudiante en droit, dont les parents font partie de la classe moyenne. Donc, pas droit aux bourses ou au logement du Crous. Marie a redoublé sa première année de fac et s'est alors tournée vers la prostitution, moyen selon elle de réussir à étudier pour obtenir mes diplômes et construire son avenir professionnel. D'après Sud Étudiant, un étudiant qui travaille a 40% de chances en moins d'obtenir son diplôme qu'un étudiant non salarié,
ce qui expliquerait, selon le syndicat, que certains se tournent vers la "prostitution".

Même les étudiants bénéficiant d'une bourse et d'une aide au logement seraient touchés par le phénomène. C'est ainsi le cas de Morgane. Loyer payé, sans la prostitution, il ne lui resterait que "200 euros par mois", soit le prix d'une passe d'une heure selon elle. Son activité d'escort lui permettrait alors d'apporter une certaine forme de confort à son quotidien :
"de bien vivre, de s'acheter des livres et de mettre de l'argent de côté".

Faire le trottoir n'est pas une solution à l'échec dans le supérieur, la nuit engendrant pannes de réveil et mauvaises notes associées. Lydia Guirous, présidente de l'association Future au féminin, regrette que "de plus en plus de jeunes [aient] recours à la prostitution par nécessité ou parfois par facilité", dénonçant une "banalisation", la prostitution devenant même conseillée par... des amis.

"Je gagne entre 2 000€ et 3 000€ par mois."

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Sources : AFP, Europe 1

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