Dans la région Île-de-France, la crise du logement est endémique. À qui les sondés font-il confiance pour résoudre la crise du logement qui sévit dans leur région ? À L'État ? 23% des sondés ne font confiance à "aucun" des acteurs proposés par l'institut de sondage, réalisé par Viavoice par téléphone, du 17 au 21 octobre, sur un échantillon de 1 001 personnes représentatives de la population francilienne de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Le n°1 de la confiance, avec 28% des "suffrages", n'est pas l'État, mais les associations de lutte contre le mal-logement, qui n'ont pourtant aucun pouvoir décisionnaire.
En n°2 : la commune, qui obtient 20 %.
En n°3 : le conseil régional, avec 18 %. Ensuite, le conseil général (14 %) et finalement l'État (12 %).
Parmi les solutions possibles pour résoudre cette crise du logement en IDF,
86 % des sondés sont plutôt favorables à la création d'une autorité régionale unique réunissant les partenaires publics, associatifs et privés pour coordonner leur action,
idée défendue avec force par la région. 8 % se déclarent contre et 4 % ne se prononcent pas.
Pour contraindre les maires qui refusent de construire des logements sociaux,
68 % des Franciliens sont favorables au renforcement des sanctions financières appliquées dans le cadre de la loi SRU (contre : 25 %. Qui ne se prononcent pas : 5 %).
Les prix des loyers sont globalement jugés élevés par 89 % des sondés (58 % "très élevés" surtout dans les Hauts-de-Seine et à Paris et 31 % "élevés"). 5 %, malgré tout, ne les considèrent "pas élevés".
Concernant les difficultés particulières des jeunes à trouver un logement, les principaux freins cités sont :
- le prix (71 %),
- les garanties demandées par les propriétaires (58 %),
- la rareté (31 %) et
- la discrimination à l'égard des jeunes (20 %).
Quelles seraient les raisons pour lesquelles les propriétaires s'avèreraient réticents à louer à des jeunes. Selon les sondés, les raisons seraient les suivantes :
- la faiblesse des revenus (50 %),
- le risque de dégradation (43 %) et
- les problèmes avec le voisinage (35 %).
Dans ce contexte, la colocation paraît à 78 % une bonne solution.
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Sources : AFP, Viavoice