La réforme de la taxation des plus-values immobilières n'était pas la seule mauvaise nouvelle réservée aux acheteurs immobiliers. Primo-accédants ou investisseurs dans le logement privé sont concernés par le plan d'austérité présenté François Fillon qui supprime le PTZ dans l'ancien : à compter du 1er janvier 2012, le prêt à taux zéro plus (PTZ +) sera réservé aux seuls primo-accédants réalisant une opération dans le neuf.
Les primo accédants qui achètent généralement dans l'ancien, secteur plus abordable que le neuf, seront donc privés du taux à 0 %, coup de pouce pour boucler le plan de financement, d'où une réduction non négligeable du pouvoir d'achat immobilier des primo-accédants.
Selon René de Palincourt, président de la FNAIM :
"Cette mesure inattendue pénalisera le marché de la résidence principale". Il souligne qu' "en recentrant ce prêt sur le logement neuf, le gouvernement risque de bloquer les transactions dans l’ancien, qui représentent plus de la moitié du marché."
En 2011, le contrat PTZ + a soutenu l'activité du marché en permettant à 300 000 ménages parmi les plus modestes d'accéder à la propriété, ce prêt à taux zéro permettant de devenir propriétaire d'une résidence principale sans payer les intérêts, ceux-ci étant pris en charge par l'Etat.
Le PTZ + continuera à s'appliquer dans le secteur du neuf, le PTZ+, lancé le 1er janvier en faveur de l’accession à la propriété en remplacement de différents dispositifs d’aide à l’achat existants (crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, Pass-Foncier), répondant aux objectifs "en matière de chiffres (...) et de qualité de distribution", selon Benoist Apparu. En effet, conformément aux souhaits du gouvernement, le PTZ+ va bien vers le neuf ou les territoires tendus, c'est-à-dire les grandes métropoles. D’ici la fin de l’année, près de 380 000 ménages auront bénéficié du PTZ+, selon le ministère, et malgré le recentrage du PTZ+, le secrétaire d’Etat au Logement se rendra demain, mardi 8 novembre, à Port-Marly (78), pour signer le 300 000ème Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+).
En 2012, l'enveloppe consacrée au PTZ dans le neuf devrait se limiter à 800 millions d'euros (contre 1,3 milliard d'euros initialement prévu en 2012). Le PTZ+, aujourd’hui accessible sans critère de ressources, devrait exclure les ménages les plus aisés : "Pour ne pas trop pénaliser les classes moyennes et modestes, nous allons remettre en cause l'universalité du PTZ+". L'aide sera désormais soumise à un plafond de ressources.
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