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Mag'Immo Médias :
7
déc.2011

Petite remontée des taux en décembre

Rédigé par Hélène Baratte | Catégorie Crédit immobilier | 0 Commentaire
Petite remontée des taux en décembre
© Huseyin Bas - Fotolia.com

En décembre, le courtier meilleurtaux.com anticipe une hausse limitée des crédits immobiliers. La majorité des banques a augmenté ses taux de crédit immobilier, cherchant à réduire les risques. Elles privilégient les dossiers les plus sûrs et les prêts sur les durées les plus courtes. Ainsi, il devient plus difficile de se financer sur 30 ans : seule une banque sur deux prête encore sur 30 ans.

À en croire le courtier meilleurtaux.com qui a étudié les barèmes de ses banques partenaires, contracter un crédit sera plus onéreux ce mois-ci. Dans leur ensemble, les crédits devraient subir une "hausse modérée" (0,12 point en moyenne) dans 86 % des cas (à peine 4 % des barèmes sont à la baisse (de 0,20 point) et 11 % restent parfaitement stables.

Les raisons de la hausse des taux

Plusieurs facteurs poussent à cette augmentation du crédit :
- la "forte volatilité" de l'OAT 10 ans (taux des emprunts d'Etat), monté jusqu'à 4,01 % en novembre dernier (contre 3,21 % le 5 décembre).

Le triple A, c’est l’assurance pour les Etats de bénéficier de fonds importants, à des coûts très faibles. Ainsi, les Etats notés AAA  peuvent s’endetter à long terme à des taux très attractifs : autour de 3 % à 10 ans, voir nettement moins. En France, où 80 % des crédits sont à taux fixe, le "prix" des nouveaux prêts au logement est indexé sur les OAT (taux d'intérêt français des emprunts d'État à 10 ans). Si l’Etat français perdait son triple A, le financement de la quasi-totalité du marché du logement (nombre de transactions, prix) pourrait être déstabilisé.

- l'afflux de dossiers de demandes de crédit que rencontreraient les banques en cette fin d'année. Les emprunteurs cherchent à acheter avant "la suppression du PTZ+ dans l'ancien, la revue à la baisse du dispositif Scellier et l'entrée en vigueur de la réforme de la taxation des plus-values immobilières", indique le courtier dans son analyse des taux (certaines banques, même, ne prennent plus en compte les PTZ + depuis fin novembre, d'autres depuis début décembre. Il reste tout de même quelques établissements qui peuvent les traiter, mais il faut se dépêcher et faire le tour des banques).

- la politique des banques : elles doivent se montrer plus prudentes dans leurs de prêts. Compte tenu de l'environnement économique incertain, il y a moins de concurrence entre établissements bancaires.

- les règles de Bâle III qui imposent aux banques de nouvelles règles de liquidités : les banques sont contraintes à mettre davantage de fonds propres en face d'un crédit accordé,
l'idée étant de renforcer la solvabilité des banques, de permettre aux établissements financiers d'être plus à même d'absorber les pertes sur des prêts ou des investissements en cas de crise afin d'éviter qu'ils ne recourent une nouvelle fois aux fonds publics.

Les hausses ne sont pas homogènes sur toutes les durées d'emprunt. Ainsi, il devient plus difficile de se financer sur 30 ans. Selon le courtier, "quelques banques ont relevé leurs taux uniquement sur les durées de 25 ou 30 ans, souhaitant attirer des clients sur 15 ou 20 ans, avec parfois même des baisses sur les durées les plus courtes".

30 ans ou le prêt risqué

Signe d'une prudence accrue des banques, il devient de plus en plus difficile d'emprunter sur une longue durée. "Compte tenu du niveau des taux et des incertitudes sur l'évolution des prix et du marché immobilier, prendre un crédit sur 30 ans non seulement coûte cher mais est surtout plus risqué pour l'emprunteur comme pour la banque. Par exemple, pour un crédit de 200 000 € à 4,84 % sans apport, au bout de 5 ans de remboursement, l'emprunteur doit encore 199 728 € à la banque. Si entre temps, le bien a perdu de la valeur, on comprend pourquoi emprunter sur 30 ans sans apport peut être risqué...", explique Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com.

"Pour un crédit sur 20 ans, c’est à partir de la 5ème année que l’on commence à rembourser plus de capital que d’intérêts
alors que pour crédit sur 30 ans, c’est à partir de la 17ème année seulement."

Évolution des taux moyens de crédit immobilier depuis janvier 2011

Durée

Janvier 2011

Juillet 2011

Novembre 2011

Décembre 2011

15 ans

3,56 %

4,06 %

4,00 %

4,02 %

20 ans

3,76 %

4,30 %

4,24 %

4,26 %

25 ans

3,92 %

4,44 %

4,37 %

4,44 %

30 ans

4,37%

4,84 %

4,80 %

4,84 %

 Évolution du capital restant dû selon les durées d'emprunt

Montant emprunté

Durée du crédit

Taux hors assurance

Coût total du crédit

Capital restant dû au bout de 5 ans

200 000 €

20 ans

4,26 %

97 488 €

164 660 €

200 000 €

25 ans

4,44 %

131 459 €

175 538 €

200 000 €

30 ans

4,84 %

179 501 €

183 236 €

218 000 €
(110 %)

30 ans

4,84 %

195 657 €

199 728 €

Taux actuels des crédits immobiliers de longue durée

taux
© meilleurtaux.com
Taux fixe : hors assurance.
Taux révisable : capé + ou - 1 % hors assurance - ajouter environ 0,36 %.
* Taux bon : inférieur aux taux moyens constatés auprès de nos partenaires bancaires.

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