Quelles sont les villes les plus chères aux Français ? Selon une étude de la Chaire Ville & Immobilier de Paris-Dauphine, en partenariat avec le Crédit Foncier, la palme de l'attractivité résidentielle des agglomérations françaises est attribuée aux petites et moyennes villes du Sud de l'Hexagone.
L'étude réalisée par Hervé Alexandre, François Cusin et Claire Juillard évalue l'attractivité résidentielle des 100 plus grandes agglomérations françaises, prenant le contrepied des palmarès de villes existants. Se dessine une nouvelle carte de la France révélant une déconnexion croissante entre
compétitivité économique et
attractivité résidentielle reposant notamment sur la qualité de vie.
Selon l'étude, à Toulouse, on voit la vie en rose. Les autres villes championnes sont :
- Ajaccio,
- Bayonne,
- Montpellier,
- Nice et
- Perpignan.
Autres villes bien classées :
- Agen,
- Albi,
- Alès,
- Annemasse,
- Arcachon,
- Bergerac,...
- Bastia !
- Fréjus,
- Menton-Monaco,
- Nîmes,
- Sète et
- Thonon.
En revanche, les villes de Strasbourg et Grenoble se révèlent, bien que grandes métropoles,
peu attractives d'un point de vue résidentiel.
Du côté du contrepied des palmarès de villes existants : Nantes et Rennes.
Souvent très bien classées dans les palmarès presse, elles peinent, malgré leur incontestable dynamisme, à atteindre l’équilibre migratoire.
Les agglomérations "perdantes", présentant un solde migratoire négatif ?
- Amiens,
- Brest,
- Caen,
- Calais,
- Dunkerque
- Le Havre,
- Le Mans,
- Lille, malgré les Ch'tis,
- Maubeuge,
- Montbéliard,
- Reims,
- Rouen,
- Saint-Etienne.
Le Nord de la France est toujours à la recherche d’un nouveau dynamisme
et la zone centrale définit un entre-deux de l’attractivité.
Let the sun shine in ! : si les villes du Sud sont les grandes gagnantes du classement réalisé, il ne faut pas oublier les agglomérations du Sud-Ouest et de l’Ouest !
Les facteurs explicatifs positifs de l'attractivité résidentielle sont :
- la localisation au Sud,
- la part élevée de CSP +,
- la forte densité de médecins spécialistes,
- la forte densité de commerces de proximité et
- la forte densité hôtelière.
Quels sont les facteurs explicatifs négatifs ?
- Une forte part de logements construits entre 1949-1974,
- une part importante de locataires,
- une densité importante d’établissements d’enseignement supérieur, eh oui !,
- une grande taille et
- une forte part de ZEP.
Pourquoi cette étude sur l’attractivité résidentielle des territoires ? Pour interpeller les élus, la compétitivité et la valorisation de l'agglomération étant au cœur des préoccupations des élus et des décideurs économiques. Ce rapport permet de mieux cerner les leviers d’une politique d’aménagement et de logements attractive,
répondant aux réels besoins de la population,
la compréhension des flux migratoires favorisant une production de biens immobiliers
en adéquation avec la demande !
Source : Chaire Ville & Immobilier de l'Université Paris-Dauphine,
Rapport de juillet 2010 : "L’attractivité résidentielle des agglomérations françaises.
Enjeux, mesure et facteurs explicatifs".
Hervé Alexandre, François Cusin, Claire Juillard
Avec la collaboration de Jade Sath
Université Paris-Dauphine
Chaire Ville & Immobilier Fondation Paris-Dauphine
Article associé : Dauphine étudie les caractéristiques qui font la valeur d'un bien