De début 2006 à la fin mars 2007, Anthony Lee ne se présentait pas à ses acheteurs potentiels
comme chauffeur de poids-lourds sans emploi,
mais comme "ami proche et (...) associé" des frères Barclay, les milliardaires propriétaires du Ritz.
Le chômeur fixe le prix de vente du palace situé sur la célébrissime artère Piccadilly,
au cœur de Londres,
à 250 millions de livres, soit environ 298 millions d'euros.
Quelle aubaine !, le Ritz étant évalué à l'époque entre 450 et 600 millions de livres, soit environ 536 à 715 millions d'euros.
Avec un "vernis de légitimité", le mensonge a plus que jamais des airs de vérité, alors Lee s'était associé à
Patrick Dolan, 68 ans, entrepreneur du BTP à la retaite, et à
un avocat ! : Conn Farrell, 57 ans.
Poursuivis pour complicité, Patrick Dolan et Conn Farrell ont été acquittés.
Les cibles du trio se trouvaient parmi les acquéreurs à la recherche de
belles demeures,
de propriétés de luxe.
Alors que les escrocs parvenaient à convaincre des agents immobiliers,
ils justifiaient, auprès des sceptiques,
le secret entourant les négociations
par le goût pour la discrétion des frères Barclay,
connus pour vivre la plupart du temps reclus
dans un château néo-gothique de l'île anglo-normande de Brecqhou.
Pour faire monter le prix, les escrocs mettaient la pression en faisant croire, au cours des négociations avec leurs acheteurs, à une surenchère de la part d'autres acquéreurs. Les trois accusés réussissaient ainsi à faire débourser à leurs victimes une caution d'un million de livres, soit 1,19 million d'euros.
Or, la vente n'a jamais eu lieu, et le dépôt n'a jamais été remboursé.
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Source : AFP